Évariste de Parny

Évariste de Parny

Résumé

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Oeuvres complètes d'Évariste Parny… (1831)

Crains, jeuue Albert, ta vive émotion. L'amour constant te commande la fuite. A ces beautés dont le sourire invite Dérobe-toi, pars; déjà dans ton coeur Blanche murmure, accusant ta lenteur. Il fuit : Raoul de lui-même plus maître, Par ses chagrins plus distrait, et peut-être Par le dépit contre ce sexe armé, Calme son coeur un moment alarmé, Franchit l'enceinte, et dans le sanctuaire Que des flambeaux le jour pieux éclaire; Il entre seul. Voilà sur son autel, Où toujours fume un encens solennel, Le dieu saxon sans nuage et sans voiles : Son pied vainqueur presse un monstre marin
Source : Gallica

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Oeuvres complètes d'Évariste Parny… (1831)

Soins superflus! là mort est dans son coeur, Il a pourtant rappelé son courage; Au monastère il dirige ses pas ; Et devant lui paraissent des soldats. «Que voulez-vous? — Raoul à son passage, Dit l'un d'entre eux, ici nous a laissés. Les étrangers ont conquis l'Angleterre ; De Londre enfin les murs sont menacés ; Que peut ici votre bras solitaire ? Soldats français, à vos ordres soumis, Nous vous suivrons.—Eh bien ! braves amis , Dans les combats je mourrai pour Elfride. Mais attendez : à la tombe d'Olfide Je dois les pleurs, les adieux d'un époux; Un seul moment, et je pars avec vous. »
Source : Gallica

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Oeuvres complètes d'Évariste Parny… (1831)

Entre les deux, la noble et sage Elfride, Dans le malheur sans effort intrépide, Tient un poignard contre son sein tourné : Sur elle il fixe un regard étonné; Mais dans les yeux de la charmante Isaure Il voit l'amour, le reproche et l'espoir; C'est là qu'il lit et chérit son devoir ; C'est là qu'il sent des vertus qu'il ignore. « Fidèle Erdal, dit-il, point de lenteur; De mes soldats arrête la valeur. Dans un instant je descendrai moi-même. Attendez tous ma parole suprêmes Elle voudra ce qu'ordonne l'honneur,.» Maiî sur la place impatiens arrivent Eric, Oldar, et leurs brigands les suivent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature