Résumé

Portrait de Henri-Frédéric Amiel Henri-Frédéric Amiel Les Étrangères, poésies traduites de diverses littératures… (1876)

CONCORDIA, nom saint et doux, Orne-la comme un diadème, Et que sa voix, au rendez-vous, N'appelle qu'un peuple qui s'aime!
Honneur du vieux maître, je veux, O cloche, t'adresser mes voeux :
Au sein de l'éther balancée, Tu dois, habitante des cieux, En haut élever la pensée Des mortels au coeur oublieux.
Gomme les astres, dont la ronde Ramène et l'année et le jour,
LE POEME DE LA CLOCHE. 201
En tout temps, au Maître du monde, Fais monter des accents d'amour.
Aux seules choses éternelles Consacre ta bouche d'airain,; Que l'heure, en t'effleurant des ailes, Nous dise : Pensez à demain !
Source : Gallica

Portrait de Henri-Frédéric Amiel Henri-Frédéric Amiel Les Étrangères, poésies traduites de diverses littératures… (1876)

L'épouse au coeur pur que ce mot renvoie, Blanche comme un marbre, a perdu le sens. Le fer d'un cheval au lointain résonne ; L'épouse au coeur fier, dont le sang bouillonne Et monte au cerveau, s'élance, à la tour, Pour trouver la mort, la mort qui la tente, Sur le froid pavé de la grande cour. « Reviens, bonne mère, et sans épouvante, « Va, ce n'est pas lui, c'est l'oncle, le bey, « C'est Pintorovitch. » Et la pauvre mère, Dont l'élan terrible est déjà tombé, Se jette en pleurant au cou de son frère : « Frère, il m'a chassée, et je n'ai que toi. « A mes cinq enfants il m'arrache !... moi! »
Source : Gallica

Portrait de Henri-Frédéric Amiel Henri-Frédéric Amiel Les Étrangères, poésies traduites de diverses littératures… (1876)

« La lune et le soleil, dans l'onde,
« Viennent se rafraîchir, « Et, tout rajeunis, sur le monde
« On les voit revenir. « Le ciel profond et sans nuage
« Dans mes flots est plus pur; « Vois, sur la vague, ton image
« Plus belle en mon azur. »
L'onde gazouille, l'eau murmure
Et cherche son pied nu. Le coeur lui bat, bat sans mesure,
Plein d'un trouble inconnu. Et la voix parle, et la voix chante
Sa complainte d'amour; Elle l'attire, elle le tente
Il plonge sans retour.
Source : Gallica

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