Henri-Frédéric Amiel,
Les Étrangères, poésies traduites de diverses littératures…
(1876)
“ CONCORDIA, nom saint et doux, Orne-la comme un diadème, Et que sa voix, au rendez-vous, N'appelle qu'un peuple qui s'aime! Honneur du vieux maître, je veux, O cloche, t'adresser mes voeux : Au sein de l'éther balancée, Tu dois, habitante des cieux, En haut élever la pensée Des mortels au coeur oublieux. Gomme les astres, dont la ronde Ramène et l'année et le jour, LE POEME DE LA CLOCHE. 201 En tout temps, au Maître du monde, Fais monter des accents d'amour. Aux seules choses éternelles Consacre ta bouche d'airain,; Que l'heure, en t'effleurant des ailes, Nous dise : Pensez à demain ! ”
