Résumé

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Chansons madécasses suivies de Poésies fugitives

Vaïna. Je m’appelle Vaïna.
Ampanani. Vaïna, tu es belle comme le premier rayon du jour. Mais pourquoi tes longues paupières laissent-elles échapper des larmes ?
Vaïna. Ô roi ! j’avois un amant.
Ampanani. Où est-il ?
Vaïna. Peut-être a-t-il péri dans le combat ; peut-être a-t-il dû son salut à la fuite.
Ampanani. Laisse-le fuir ou mourir ; je serai ton amant.
Vaïna. Ô roi ! prends pitié des pleurs qui mouillent tes pieds.
Ampanani. Que veux-tu ?
Vaïna.
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Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Chansons madécasses suivies de Poésies fugitives

Que ton regard est enchanteur ! Que le mouvement de ton sein est vif et délicieux sous la main qui le presse ! Tu souris, Nahandove, ô belle Nahandove !
Tes baisers pénètrent jusqu’à l’ame ; tes caresses brûlent tous mes sens ; arrête, ou je vais mourir. Meurt-on de volupté, Nahandove, ô belle Nabandove !
Le plaisir passe comme un éclair. Ta douce haleine s’affoiblit, tes yeux humides se referment, ta tête se penche mollement, et tes transports s’éteignent dans la langueur. Jamais tu ne fus si belle, Nahandove, ô belle Nahandove !
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Quel imprudent ose appeler aux combats Ampanani ? Il prend sa zagaye armée d’un os pointu, et traverse à grands pas la plaine. Son fils marche à ses côtés ; il s’élève comme un jeune palmier sur la montagne. Vents orageux, respectez le jeune palmier de la montagne.
Les ennemis sont nombreux. Ampanani n’en cherche qu’un seul, et le trouve. Brave ennemi, ta gloire est brillante ; le premier coup de ta zagaye a versé le sang d’Ampanani.
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