Résumé

George Bennet Océanie, Fidji. L’île de Rotuma

Quand un étranger entre dans la maison d’un de ces indigènes, ceux-ci ne manquent jamais de lui servir des noix de coco, des ignames, etc. Je fus un jour attiré dans une de leurs habitations par des cris et des gémissemens qui retentissaient avec force au dehors : j’y trouvai une pauvre vieille femme étendue à terre ; et versant des larmes amères en abondance. Elle venait de perdre son fils unique qui, cédant à une ardeur inquiète de voir terre nouvelle, était parti sur un vaisseau pour l’île d’Erromanga.
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George Bennet Océanie, Fidji. L’île de Rotuma

Les rois seuls jouissent de la prérogative d’en porter autour du corps, en guise de ceinture. À quelques pas de là, des arbres à pain dessinaient un cercle autour du tertre, qui se trouvait ainsi singulièrement ombragé. Les cimetières ordinaires touchent aux villages, et ne sont pas sans ressemblance avec les nôtres. On y voit des monticules entourés de pierres, et sur les tombes sont étendus de grands blocs de corail, les uns dans le sens horizontal, les autres dans le sens vertical, comme c’est la coutume en Europe. Les morts sont enveloppés dans une natte.
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George Bennet Océanie, Fidji. L’île de Rotuma

Si l’on veut avoir une idée des priviléges dont jouirait un médecin qui s’établirait dans cette île, il me suffira de rapporter les paroles que m’adressait Ufangnot, chef du canton de Saflé, pour me déterminer à embrasser ce parti : « Vous rester à Rotuma, » disait ce chef ; vous faire gens bien portans, ainsi que vous avoir déjà fait : trop personnes mourir ici ; mais vous guérir toutes personnes, et vous avoir beaucoup femmes, beaucoup ignames et cochons, et vous être heureux comme un roi.
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