Étienne de Jouy,
La Galerie des femmes
“ La nature et la volupté ont identifié ces deux corps, en établissant entre eux cette communication délicieuse, à l’aide de laquelle la vie de l’un s’écoule, pour ainsi dire, au sein de l’autre. D’Arnance et Zulmé se bercent un moment sur l’abîme des voluptés ; mais en vain l’amante économe cherche-t-elle à prolonger le charme de ce délicieux abandon, en vain essaie-t-elle de résister aux fougueux élans de ses sens embrasés, l’ivresse redouble, les transports augmentent, le torrent des désirs se précipite, et l’âme perd le sentiment du bonheur dans les convulsions de la jouissance. ”

