Jean Grave,
Le Mouvement libertaire sous la IIIe République
“ Quelque temps après l’arrestation de Ravachol, Mme Benoît, un jour que j’avais été absent du bureau, m’apprit que l’on était venu me demander. C’était Laborie qui tenait absolument à me parler, et me priait d’aller le voir chez lui.Je m’y rendis. Il me raconta que, à la Conciergerie, on était en train de manœuvrer pour imposer à Ravachol un défenseur du choix de l’administration ; qu’il fallait éviter cela. Que lui, Laborie, se chargerait volontiers de la défense de Ravachol.Qu’y avait-il de vrai ? L’homme me parut sincère. Je lui promis d’intervenir auprès de Ravachol. ”
