Résumé

Jules Guérin Essai d'une physiologie générale… (1868)

L'anatomie, la physiologie et la pathologie, considérées dans leur plus grande généralité, sont des manifestations constantes de la cause la plus élevée de l'organisme. L'anatomie, en tant que réalisation matérielle ou organique, constitue surtout sa manifestation dans l'espace; la physiologie, en tant que réalisation phénoménale ou fonctionnelle, sa manifestation dans le temps. Mais nous l'avons dit plus haut, la fonction fait l'organe; à ce point de vue, la physiologie réalise aussi, par la succession de ses résultats, la manifestation de la vie dans l'espace comme dans le temps.
Source : Gallica

Jules Guérin Essai d'une physiologie générale… (1843)

Il est digne de notre époque de faire entrer la science dans l'atelier, et l'atelier dans la science ; d'agrandir le champ de la recherche, d'accroître les méthodes scientifiques de tous les moyens d'étendre et de multiplier l'observation. Et quant à la physiologie en particulier, qu'il nous soit permis d'espérer que nul ne sera réputé désormais faire œuvre de science complète et rigoureuse, s'il ne demande des preuves tout à la fois à l'anatomie: à la physiologie expérimentale et pathologique, à la pathologie et à la thérapeutique.
Source : Gallica

Jules Guérin Essai d'une physiologie générale… (1868)

Depuis les mémorables travaux de Haller, l'étude de l'anatomie ne se borne plus à l'examen du cadavre, anatomie des formes mortes, acquises, réalisées, qui ne pouvait être et qui n'était qu'un point dans l'espace, qu'un degré arbitrairement choisi dans la série des degrés de l'évolution et des métamorphoses de l'organisme. A partir de ce grand physiologiste surtout, on a compris qu'il y avait avant, qu'il y avait après, qu'il y avait en deçà, au-delà et-en dehors de ce point, des chaînes non interrompues de faits dont la constatation seule devait centupler le champ des recherches anatomiques.
Source : Gallica

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