Résumé

Théophile Gallard Notes et observations de médecine légale (1867)

C'est là qu'est le progrès véritable et réel; c'est dans ce sens que doivent être dirigées les études des médecins. Je suis convaincu — et c'est en cela surtout que je m'éloigne des doctrines d'Orfila — qu'on doit arriver un jour à diagnostiquer, soit à l'examen direct d'un malade, soit à la lecture de la
relation exacte des symptômes éprouvés par lui, non-seulement le fait grossier d'un empoisonnement, mais l'espèce du poison ingéré, comme on diagnostique une fièvre intermittente ou une fièvre typhoïde, une pneumonie ou un rhumatisme.
Source : Gallica

Théophile Gallard Notes et observations de médecine légale (1867)

Si la mort doit lui être attribuée? Si, comme cela se rencontre souvent, au lieu d'avoir été donnée par une main criminelle, cette substance n'a pas été prise dans un but thérapeutique? A quel moment elle a été administrée, quand elle a été prise pendant la vie? Puis il faut souvent
rechercher si la mort ayant eu lieu naturellement, le Poison, au lieu d'avoir été administré à l'individu de son vivant, n'aurait pas été introduit dans les organes du cadavre après la mort, soit par une main criminelle, soit par suite du séjour du corps dans des milieux imprégnés de cette substance?
Source : Gallica

Théophile Gallard Notes et observations de médecine légale (1867)

Ainsi, Orfila, adoptant une définition déjà ancienne, et qui se retrouve dans les OEuvres de Mahon, Fodéré, Gmelin, etc., appelle Poison « toute substance qui, prise intérieurement ou appliquée de quelque manière que ce soit sur un corps vivant, à petites doses, détruit la santé ou anéantit entièrement la vie. » Mais il ne songe pas qu'un grand nombre de substances toxiques pour une espèce ne le sont pas pour d'autres. L'arsenic, ce type des poisons d'Orfila, ne peut-il pas être absorbé en quantité même notable par certains mammifères sans leur causer le moindre détriment?
Source : Gallica

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