Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila

Résumé

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila Traité de toxicologie. Tome 1,Edition 5 (1852)

« L'intervention des chimistes et des pharmaciens, en matière d'empoisonnement, ne saurait être que funeste. Ces savants spécialistes assimilent les appareils organiques à des réceptacles inertes ou des cornues, et, sous prétexte de neutraliser le poison, vont appliquer à l'économie leurs rêves de laboratoire, et faisant perdre ainsi un temps précieux, irréparable, vont tout compromettre; car, pendant leurs pratiques chimiques, les effets dynamiques du poison s'exercent, et leur marche est rapide : au moment où la réaction chimique réussira peutêtre, le malade sera mort ou près de mourir.»
Source : Gallica

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila Traité de toxicologie. Tome 1,Edition 5 (1852)

Je parle à l'instant d'un antidote sûr, d'un contre-poison qui n'a jamais manqué son effet ; je relève son courage, et je lui présente un breuvage composé d'un demi-verre d'eau simple, dans lequel ou avait délayé 6 grammes de carbonate de magnésie. Ses yeux se raniment et sa faiblesse paraît moindre ; l'idée d'une guérison réelle et prochaine suspend pour un moment l'appareil formidable des symptômes moraux, qui seuls auraient pu conduire le malade au tombeau.
Source : Gallica

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila Traité de toxicologie. Tome 1,Edition 5 (1852)

Quoi de plus probant pour établir l'existence d'un empoisonnement que la découverte du toxique dans le foie, par exemple, s'il est prouvé que le poison n'y a pas été porté après la mort par suite d'une imbibition cadavérique; quoi de plus utile que l'examen de l'urine du vivant de l'individu, pour savoir en peu d'instants quelle est la substance vénéneuse qui a été ingérée. Comment aurais-je pu affirmer que la fille Emma Vehr avait été empoisonnée par l'acide arsénieux si je m'étais borné à examiner les matières vomies?
Source : Gallica

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