Eugène Le Roy,
Jacquou le Croquant
(1899)
“ Puis, quand venait le midi, l’Angélus tintait à tous les clochers d’alentour, Fossemagne, Thenon, Bars, Rouffignac, Saint-Geyrac, Milhac-d’Auberoche, et la musique de toutes ces cloches aux sonorités variées, s’épandait sur la forêt silencieuse. Je restais là, enjuché sur mon arbre, des heures, rêvant à ces choses vagues qui passent dans les têtes d’enfants, aspirant les senteurs agrestes qui montaient de la forêt, vaste herbier de plantes sauvages chauffé par le soleil, écoutant le coucou chanter au fond des bois, et, plus au loin, un autre lui répondre, comme un écho affaibli. ”

