Augustin Corsin

Résumé

Augustin Corsin Une Vie bien remplie

Pour ce qui est de l’athéisme, je n’en suis pas ; vous donnez certainement une raison peu réfutable quand vous dites : s’il y avait un Dieu, ce qui dit tout puissant, il serait le père des hommes. Comment alors n’a-t-il pas fait des êtres parfaits, capables de s’entendre, de vivre en paix et heureux le temps qu’ils passent sur la terre ; au lieu de cela, on ne voit que souffrance, que haine, que lutte pour l’existence ; un pareil père qui pouvait faire le bien et qui a fait le mal ne serait qu’un monstre
Source : Wikisource

Augustin Corsin Une Vie bien remplie

Tout cela c’est bien l’image de la mort ; mais le printemps fera renaître la vie.
La promenade est terminée ; à peine rentré, le vent s’élève et fraîchit ; une petite brume tombe ; le soleil est à peine couché que déjà c’est la nuit. Me voici rentré dans ce petit pavillon où je t’écris ces lignes à la lueur de la lampe, avec devant moi un bon feu de souches dans la cheminée. Et quoique portes et fenêtres soient bien closes, on entend le mugissement du vent dans les hauts peupliers d’Italie. Là encore c’est un contraste ; au printemps, c’est une harmonie qui chante dans les branches feuillues
Source : Wikisource

Augustin Corsin Une Vie bien remplie

C’est, si l’on peut dire, la fraction scientifique du socialisme révolutionnaire. On y trouve des hommes comme le grand géographe « Elisée Reclus ». Leur principe est de s’instruire mutuellement, de s’entr’aider, de n’accepter aucun poste, ni dans l’État, ni dans la commune, ni de voter pour aucun député ou conseiller municipal, etc. ; qu’ainsi libre, n’ayant « ni Dieu ni maître », selon le mot de Blanqui, l’homme, devenu conscient et raisonnable, se vêtira, se logera, se nourrira et travaillera quand il le jugera bon, la raison remplaçant l’obligation.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature