Jeremias Gotthelf,
Le Tour de Jacob le compagnon, par J. Gotthelf…
(1853)
“ Conserver l'égalité d'âme dans la mauvaise, comme dans la bonne fortune, c'est le cachet des vrais héros. Or, Jacob n'était pas un héros; un profond abattement s'était emparé de son âme. Pénétré de froid jusqu'aux os, il se traînait avec effort ; son coeur, lui semblait-il, ne battait plus que faiblement. Adieu les rêves ambitieux, l'affranchissement des peuples, adieu même les haines et les rancunes! Jacob n'avait plus qu'une pensée , qu'un désir : s'asseoir un moment au coin d'un poële bien chaud. Aussi, à la première enseigne portant : « Bon vin , bonne bière, logis à pied, » il entra. ”
