Résumé

Wilhelm Hauff L'Auberge du Spessart, contes allemands… (1857)

Mais à peine Peter Munk avait-il achevé de vomir ce torrent d'injures, que le petit homme de verre, grandissant et grossissant soudain , se trouva métamorphosé en un épouvantable géant. Ses yeux luisaient irrités, plus larges que des assiettes à soupe, et sa bouche semblait une gueule de four d'où s'échappaient des flammes dévorantes.
Peter Munk était tombé sur les genoux à demi mort de peur, et, malgré son dur coeur de marbre , il ne pouvait s'empêcher de frisonner de tous ses membres, .. comme la feuille du tremble au souffle de la brise.
Source : Gallica

Wilhelm Hauff L'Auberge du Spessart, contes allemands… (1857)

Pardieu! cela fera une jolie société et bien - divertissante! s'écria le petit Schalk; le matin, M. Cuno pourra chanter la messe avec le père, et souffler l'après-midi les fourneaux endiablés de la vieille.
—Pouah ! fit la comtesse avec un suprême dédain. Mais tu ne devrais pas rire de cela, petit Schalk ;
car c'est une honte qui rejaillira sur la famille tout entière et qui nous rendra la fable du pays, lorsqu'on saura qu'un comte de Zollern a emmené à ses côtés, dans sa litière, une pauvresse, une diseuse de bonne aventure, et qu'il lui donne asile dans son château.
Source : Gallica

Wilhelm Hauff L'Auberge du Spessart, contes allemands… (1857)

Les flotteurs et les bûcherons de l'antre partie de la forêt n'excitaient pas moins son envie. Lorsque ces géants venaient se promener du côté des verriers, dans leurs riches habits de fête et portant sur leur corps, en boutons, boucles et chaînettes, un demiquintal d'argent; lorsqu'ils assistaient à la danse, les jambes écarquillées et se donnant des airs importants, jurant en hollandais et fumant, comme les plus gros mynheers, dans des pipes de Cologne longues d'une aune, il semblait alors à Peter que la plus parfaite image du bonheur ici-bas, c'était un flotteur.
Source : Gallica

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