Résumé

Portrait de Emil Frommel Emil Frommel Légendes du foyer, traduites avec autorisation de l'auteur… (1890)

« Ta tante, je la connais aussi, et je voudrais bien la rencontrer, car je lui demanderais un bel écu pour notre caisse de voyage. »
— « Quoi, s'écrièrent d'une même voix la Taupe et Schiller, tu mendierais ? Quelle honte ! »
— « Non, certes! je n'aurais pas honte, riposta vivement Spiritueux. Plus d'un homme célèbre a mendié dans sa jeunesse ! »
Un éclat de rire général accueillit cette modeste réplique. Et Wallenstein entonna : — « Qu'il fait bon respirer l'air pur de la liberté ! »
La Taupe lui mit la main-sur la bouche en disant: — «Tiens-toi tranquille; ne vois-tu pas ce gendarme ! »
Source : Gallica

Portrait de Emil Frommel Emil Frommel Légendes du foyer, traduites avec autorisation de l'auteur… (1890)

La nuit allait envahir la forêt. Nous hâtions le pas. La conversation devenait moins bruyante et insensiblement elle s'éteignit tout à fait. Nous gravissions la montagne depuis plus de trois heures quand le chemin se bifurqua tout à coup.
Il y avait bien un poteau indicateur; mais il n'avait plus de bras et n'indiquait plus rien du tout. Wallenstein monta sur les épaules de la Taupe et, à l'aide, d'une allumette, chercha à déchiffrer quelque inscription ; mais rien. Le Sylphe se mit à pousser des soupirs et gémit : — « Que. ne suis-je resté à Baden chez ma tante ! »
Source : Gallica

Portrait de Emil Frommel Emil Frommel Légendes du foyer, traduites avec autorisation de l'auteur… (1890)

Ils jetaient de temps à autre un coup d'oeil furtif sur le dessin pour voir s'il réussissait; pour eux l'essentiel était le chapeau et ses rubans, la coupe de la barbe, le sabre, tout comme les jeunes soldats à peine au régiment se font tirer en portrait et mettent plus d'importance à l'exactitude du chiffre, à la nuance du collet, du pompon et des passepoils qu'à la ressemblance du visage; pourvu que l'uniforme soit bien, peu importe le reste!
Les brigands étaient charmés de voir la variété des couleurs employées. Le peintre travaillait à la sueur de son front
Source : Gallica

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