Résumé

Fanny Villars Avec l'aide de Dieu, par F. Villars (1867)

Les âmes communes s'aigrissent et se perdent au contact de l'adversité ; mais, pour les âmes nobles et élevées, le malheur est un creuset où elles s'épurent et rejettent tout mauvais alliage. Tu es encore notre enfant chérie, le charme et la joie de nos jours.
A demi suffoquée par l'émotion et par la tendresse, Caroline passa des bras de sa grand'mère dans ceux de son père et de sa soeur.
Quand ces transports furent un peu calmés, M. Delys demanda à sa fille quelle heureuse circonstance avait enfin décidé son oncle à lui rendre sa liberté.
Source : Gallica

Fanny Villars Avec l'aide de Dieu, par F. Villars (1867)

Si Caroline n'était pas instruite à fond comme elle aurait dû l'être, du moins elle en savait beaucoup plus qu'il n'en fallait pour donner des leçons à des enfants aussi peu avancés que Dorothée, Ursule et Guillaume, et pour apprendre le français à Wilhelmine et à Fritz, qui n'en connaissaient aucune des règles.
Ce que Caroline faisait lui coûtait, à elle, beaucoup de peine; c'était un sacrifice énorme, vu son caractère impatient de tout joug; mais M. Maubourg aurait voulu que l'éducation de ses enfants se fît à la vapeur, par la crainte qu'il avait que leur institutrice ne lui échappât.
Source : Gallica

Fanny Villars Avec l'aide de Dieu, par F. Villars (1857)

Je sais que je puis me fier à toi pour faire un bon choix ; tu ne te laisseras pas séduire par le don frivole d'une beauté qui passe, mais tu t'attacheras aux principes qui restent. Souviens-toi que le coeur d'une femme répond de son caractère, et son esprit de sa conduite. Je ne te dis pas : Prends-la riche, mais : Prends-la sage, intelligente et bien élevée ; que ses lèvres soient toujours le siège de la vérité ; car le mensonge est une déloyauté et une bassesse qui appellent d'autres vices.
Lorsque Maurice Franck vit Caroline, il se rappela les paroles de sa mère.
Source : Gallica

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