Fanny Villars

Élements biographiques

Fanny Villars,  Marie et Marguerite, histoire du XIIIe siècle… (1861)

“ Je pouvais m'y tromper; mais la jeunesse a de si bons yeux !... Ah ! Bertile, reverrai-je jamais mes enfants !
— Le chevalier Guillaume n'a aucune raison pour retenir Marguerite; mais, hélas! ma pauvre jeune maîtresse !... »
Des larmes achevèrent la phrase de la fidèle suivante.
« Eh bien ! eh bien ! Bertile, crois-tu que le retour de Marguerite me suffit ? Si elle est ma chair et mon sang, Marie est l'enfant de mon coeur ; et s'il me fallait établir une distinction entre elles, je serais embarrassé de le faire. Que Dieu me les ramène toutes deux ! »
”
Source : Gallica

Fanny Villars,  L'Expiation, par Fanny Villars (1867)

“ Je ne veux pas penser à autre chose ; je ne veux pas songer à la possibilité d'une guerre, car toute ma joie disparaît. Adieu, mon cher Henri. Ta petite soeur t'aime tendrement et t'embrasse de même.
GABRIELLE.
Henri au général de Senières.
Mon père, ô mon père ! combien votre lettre m'a ému ! Que je suis heureux et touché de votre tendresse, fier de la confiance que vous me témoignez ! Comment une âme que vous avez pris soin de former vous-même à la vertu y faillirait-elle, et comment pourrais-je ne pas suivre les nobles exemples que vous m'avez donnés?
”
Source : Gallica

Fanny Villars,  Avec l'aide de Dieu, par F. Villars (1867)

“ Si le coeur d'un père, d'une mère, d'une soeur, n'était pas un trésor inépuisable d'affection, Caroline, bientôt, n'aurait plus été aimée de personne. Pauvre enfant qui jouait ainsi avec ce qu'il y a de plus précieux, avec la tendresse de sa famille! Non-seulement elle ne faisait plus naître d'innocentes joies, mais sa seule présence en glaçait les mouvements; et si sa grand'mère, si son père supportaient cette manière d'être, c'est qu'ils la traitaient un peu comme une pauvre insensée qui n'a pas sa raison, et pour qui il faut être miséricordieux. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature