Fanny Villars

Résumé

Fanny Villars,  L'Expiation, par Fanny Villars (1867)

“ Henri à Gabrielle.
Chère petite soeur,
J'ai été malade, bien malade. Un moment j'ai cru que Dieu trouvant mon expiation suffisante, m'enlevait à une vie d'amertumes et de regrets. S'il me l'a laissée, c'est qu'il ne m'a pas jugé digne encore d'aller à lui. Le remords a purifié mon coeur, sans doute, mais la faute, le crime, dois-je dire, n'est pas assez expié.
Que sa volonté soit faite !
Qu'il est triste, qu'il est cruel d'être malade loin de ceux qu'on aime; de se sentir seul pour lutter contre la souffrance !
”
Source : Gallica

Fanny Villars,  L'Expiation, par Fanny Villars (1867)

“ Je ne veux pas penser à autre chose ; je ne veux pas songer à la possibilité d'une guerre, car toute ma joie disparaît. Adieu, mon cher Henri. Ta petite soeur t'aime tendrement et t'embrasse de même.
GABRIELLE.
Henri au général de Senières.
Mon père, ô mon père ! combien votre lettre m'a ému ! Que je suis heureux et touché de votre tendresse, fier de la confiance que vous me témoignez ! Comment une âme que vous avez pris soin de former vous-même à la vertu y faillirait-elle, et comment pourrais-je ne pas suivre les nobles exemples que vous m'avez donnés?
”
Source : Gallica

Fanny Villars,  L'Expiation, par Fanny Villars (1867)

“ A côté de la sévérité des pères , il y a l'indulgence des mères, et, au-dessus de tout, la miséricorde de Dieu.
Ecoute moi, mon Henri. Le passé n'est plus en ton pouvoir, mais l'avenir t'appartient. Tu peux racheter la faute d'un jour par toute une vie consacrée à de nobles actions. Il est beau de ne pas pécher, mais il est beau aussi d'expier. Dieu a fait du repentir une vertu qui est la joie de ses anges. D'une mère bien malheureuse tu peux , oui, tu peux encore faire une mère glorieuse et honorée dans son fils.
”
Source : Gallica

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