Résumé

Leroy Souvenirs et croquis. Edmond Leroy… (1913)

Dans les années de son repos à Valenciennes, il n'eut pas même un instant d'ennui. La prière, les oeuvres, quelques lectures occupaient ses heures sereines, presque savoureuses. Un jour, trouvant ce sage si calme et si content dans la douceur et dans la beauté du soir, je lui dis : « Et votre Purgatoire, papa, où le ferez-vous ? » Je n'avais cependant ni doute, ni inquiétude ; notre bon, père goûtait la bénédiction de Dieu, le fruit de la justice. Il y avait dans son bonheur comme éléments constitutifs la modération, l'humilité et la foi.
Source : Gallica

Leroy Souvenirs et croquis. Edmond Leroy… (1913)

Très bonne mère, ma bonne mère ; très chère soeur Victorine ; Charlotte, Charlotte ma bien-aimée, demandez pour moi à Jésus que vous voyez maintenant après l'avoir fidèlement aimé et servi, la grâce de l'aimer et de le bénir, de l'aimer et de le bénir aujourd'hui dans la souffrance, de l'aimer et de le bénir demain dans l'éternité. Oh ! Jésus, Jésus, mon Jésus, que je vous aime ! Donnez-moi de vous aimer éternellement, donnez à tous ceux qui me sont chers de vous aimer éternellement.
Source : Gallica

Leroy Souvenirs et croquis. Edmond Leroy… (1913)

Cependant il se coucha extrêmement fatigué, avec une pesanteur de tête insupportable ; il crut que le sommeil la dissiperait. Hélas ! ce n'était pas la fatigue, c'était l'apoplexie. Il y eut dans les premières heures une série d'attaques dont on pouvait tout craindre. Lorsque j'arrivai sur la demande d'Edmond et d'Aimé, le malade revenait des premières secousses ; en me voyant, son oeil, dans lequel par instant toute la vie semblait s'être réfugiée, son oeil s'éclaira ; il me fit un grand geste en disant : « Je suis prêt ; je n'ai pas peur, à cause de la bonté de Dieu. »
Source : Gallica

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