Babette

Définition et enjeux

Jean Rosmer,  La rose d'or (1929)

“ Babette regarda l'inconnu.
Son visage paraissait en proie à une émotion extraordinaire. Ses traits bouleversés, sa chevelure en désordre, son chapeau couvert de poussière, ses bottes souillées de boue, disaient la longueur de l'étape fournie. Son habit de velours rouge à galons dorés était couvert d'éclaboussures, et son manteau, déchiré par places, portait encore les débris des ronces auxquelles il s'était accroché. Un sentiment de pitié saisit la bonne veuve.
”
Source : Gallica

Jean Rosmer,  La rose d'or (1929)

“ Jamais Babette n'avait vu de plus joli visage, de mains aussi fines, de cheveux plus soyeux. Elle s'arrêta pour la contempler. Perdue dans son rêve puéril, l'enfant souriait; un souffle régulier s'échappait de ses lèvres entr'ouvertes, et la veuve sentit son cœur se gonfler de tendresse pour cette inconnue. Un sentiment indéfinissable de dévouement, de respect, d'affection, emplit son âme, et comme un avare qui sait qu'on lui arrachera bientôt son trésor, elle se prit à admirer la fragile créature de toute sa ferveur. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaston Leroux Gaston Leroux,  Le Fauteuil hanté

“ Monsieur le Perpétuel, dit la Babette en s'asseyant en face de l'académicien, ne vous étonnez pas de mes manières; je vous mets dans le noir pour surveiller le vielleux. Mais il ne s'agit pas de ça pour le moment... pour le moment je ne veux vous dire qu'une chose (et la voix de rogomme se fit entendre jusqu'aux larmes) : voulez-vous le tuer?
Ce disant, la Babette avait pris dans ses mains les mains d'Hippolyte Patard qui ne les retira point, car il commençait d'être profondément ému par cet accent désolé qui venait du cœur en passant par l'Aveyron.
”
Source : Gutenberg

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