Jean Rosmer

Résumé

Jean Rosmer La rose d'or (1929)

Le pauvret! Ces événements le bouleversent. Il est malade, couché, grelottant de fièvre. Elle lui tient compagnie, lui donne ses potions, veille à ces côtés.. Non, non ! ce serait un crime de maltraiter cette petite Diane ! »
Gypsy haussa les épaules.
« En ce cas, vous ne saurez rien! Les nobles français sont animés d'un orgueil sauvage. Ils ne cèdent pas. Mlle de Corbie est farouche et muette. Si elle ne vous reproche rien verbalement, ses yeux lancent des éclairs lorsqu'ils vous regardent. Il est visible qu'elle vous hait! »
Léonora hocha la tête et demeura un instant pensive.
Source : Gallica

Jean Rosmer La rose d'or (1929)

Je ne puis garder pour moi seul tout ce qui m'oppresse, continua-t-il. J'ai tout entendu! J'ai surpris une conversation entre Mme la maréchale et Gypsy. Je connais nos torts immenses et je les réparerai. Si la sainte Madone consent à me guérir, je vous ferai restituer les biens de vos ancêtres, et je ne conserverai point un ducat des sommes immenses amassées par mes parents!
— Me parlez point de cela, Henriquet, interrompit Diane; je vous l'assure, la fortune m'est indifférente. Je n'ai pas besoin de joyaux pour être heureuse. Reposez-vous, laissez votre pauvre imagination s'apaiser
Source : Gallica

Jean Rosmer La rose d'or (1929)

Toute une semaine s'écoula de la sorte.
Seule et claustrée dans sa chambre, Diane passait des jours faits de crainte et d'angoisse. Au moindre bruit, elle frissonnait, croyant apercevoir dans l'entre-bâillement des portières le profil aigu de la fille d'Égypte. Mais la bohémienne ne reparut pas.
Chaque matin, Janos, sombre comme un véritable geôlier, entrait dans la pièce où l'enfant, vêtue et habillée avec l'aube, se tenait assise contre la fenêtre, le nez collé aux étroits vitraux grisâtres sertis de plomb.
Source : Gallica

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