Résumé

Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Le maréchal d'Ancre et Léonora Galigaï (1910)

Il est plus difficile d'approcher Léonora ou de pénétrer son caractère. Elle vit isolée et cachée, quoiqu'elle soit dame d'atours et habite le Louvre; on pourrait compter ceux qui ont pu lui parler ou la regarder à loisir; elle fuit les cérémonies publiques, s'enferme dans son appartement ou se dissimule dans les couloirs de la chambre. Lorsqu'elle quitte le Palais, un carrosse est au bas des degrés et l'emporte au faubourg Saint-Germain : elle passe dans le bruit de la lourde machine et de son escorte brillante, légère, voilée, silencieuse.
Source : Gallica

Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Le maréchal d'Ancre et Léonora Galigaï (1910)

Sans doute Concini tirait de Marie les pistoles qu'il laissait au jeu et ce n'était pas un mystère pour Henri qui disait : « Je ne veux pas donner un sou à la Reine parce qu'il irait dans la poche du signor Concini » ; la plus grande partie des 30 000 écus dont elle disposait chaque année devait y passer. Mais Henri personnellement se sentait presque à l'abri et il savait gré au Florentin d'être l'homme rare, l'homme unique qui n'en voulait pas constamment à sa bourse. Sully, du reste, le compte au nombre des familiers du Roi.
Source : Gallica

Portrait de Abel Lefranc Abel Lefranc Le maréchal d'Ancre et Léonora Galigaï (1910)

La légende, accréditée par Sully, trop facilement acceptée par les historiens, met aux prises Henri IV et Concini. Le prince poursuit de sa haine le favori de sa femme; il veut chasser son rival et supprimer du coup la cause de toutes les mésintelligences qui l'éloignent de la Reine, et le forcent à si mal se conduire : car il est vertueux au fond et ses mignonnes ne calment pas ses ardeurs, mais son ressentiment. A la fin, l'intrigant se voit irrémédiablement perdu, et c'est alors qu'il arme la main de Ravaillac.
Source : Gallica

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