Résumé

Rodolphe Bringer Blaise et Babette, ou les Fiancés de la rue Quincampoix… (1910)

C'est que maître Lacoudre, le terrible magister de Vieumesnil, son digne père, l'avait dressée, comme il disait, au doigt et à l'œil.
Car elle était pauvre, Babette, et, en dot, elle n'apporterait à son mari que sa beauté, son courage, et ses deux bras qui, pour être menus et délicats, n'avaient jamais boudé à l'ouvrage.
Quand maître Poton avait su que Blaise et Babette s'aimaient, tout d'abord il avait sévèrement froncé ses majestueux sourcils. Mais il n'avait point osé contrarier son fils, puis il avait songé qu'une pareille fille, c'était un trésor ! Vertu vaut mieux qu'argent !
Source : Gallica

Rodolphe Bringer Blaise et Babette, ou les Fiancés de la rue Quincampoix… (1910)

A son tour Framboisy frémit.
— Oui ! L'on dirait.
Il n'acheva pas.
— N'est-ce pas?. Tu l'as reconnue comme moi!. Dieu puissant. C'est l'âme de ce pauvre Bellefleur qui revient!.
Et Blaise tremblait de tous ses membres. Mais Framboisy qui était un garçon de sens rassis, et qui d'ailleurs n'avait pas les mêmes raisons que Blaise de craindre le fantôme du sergent des gardes françaises, songeait.
Il songea que pour un spectre qui vient reprocher sa mort à son assassin, la voix
du sergent avait l'air bien joyeuse.
Source : Gallica

Rodolphe Bringer Blaise et Babette, ou les Fiancés de la rue Quincampoix… (1910)

Chaque groupe de maisons faisait comme une façon d'îlot lumineux qu'entourait de toute part un océan d'ombre, creusé par les rues d'alentour. Il lui fallait donc sauter sur un autre îlot que celui où il était perché. Mais comment y arriver sans se rompre le col?
S'étant avancé du bord opposé, il plongea un regard épouvanté sur la rue du Croissant, qui béait sous lui. A la vérité, cette rue n'était guère large, et, à Vieumesnil, Blaise avait facilement sauté des ruisseaux plus étendus que cette ruelle.
Source : Gallica

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