Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne Un billet de loterie

Ah! çà! est-ce que c'est moi qui me suis tiré des griffes de la Maristien? Est-ce moi qui ai risqué ma vie pour me sauver? Est-ce moi qui me suis rapporté jusqu'à l'auberge de Dal? Est-ce moi qui me suis soigné et guéri sans le secours de la Faculté? Ah! mais je suis entêté comme un cheval de kariol, je vous en préviens. Or, je me suis mis dans la tête d'assister au mariage de Hulda et de Ole Kamp, et, par saint Olaf! j'y assisterai!
La confiance est communicative. Comment résister à celle que montrait Sylvius Hog? Il le vit bien, quand un demi-sourire éclaira le visage de la pauvre Hulda.
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Mais ce billet, Hulda ne l’a plus, répondit Joël, et qui sait entre quelles mains il est allé !
– N’importe, répondit Sylvius Hog. Je vous demande donc à tous deux de m’accompagner à Christiania.
– Vous le voulez, monsieur Sylvius ? répondit la jeune fille.
– Ce n’est pas moi, chère Hulda, c’est Ole qui le veut, et il faut obéir à Ole.
– Sœur, monsieur Sylvius a raison, répondit Joël. Oui ! il le faut !
– Quand comptez-vous partir, monsieur Sylvius ?
– Demain, dès l’aube, et que saint Olaf nous protège !
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« Vous ici, monsieur Sylvius ?
– Moi, mes amis !
– Vous que l’on croit au fond du Hardanger !
– On a tort ! C’est au fond du Rjukanfos que je devrais être !
– Eh bien ! nous dirons partout que vous êtes à Dal !
– Oui, à Dal, avec une jambe... en écharpe !
– Heureusement, vous avez trouvé bon gîte et bons soins dans l’auberge de dame Hansen !
– Imaginez-en une meilleure !
– Il n’y en a guère !
– Et de plus braves gens ?
– Il n’y en a pas ! » répétaient gaiement les touristes.
Et, tous buvaient à la santé de Hulda et de Joël si connus dans tout le Telemark.
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