Jean de Loussot

Résumé

Jean de Loussot La châtelaine de la brousse (1937)

La mère Valardan, active, empressée, s'ingéniait à prouver à la jeune fille sa reconnaissance pour l'aide qu'elle en avait reçue. Elle réservait à l'aveugle les œufs les plus frais de son poulailler, s'inquiétait toujours des dames Noysal, et parlait aussi du petit Malou, si déluré et obligeant.
Paul était devenu comme un lien entre les familles, comme un truchement naïf, que tous appréciaient.
Un jour, il accourut au château, tout pâle, ému ; il sortait de chez les Valardan, où il avait porté, pour la vieille maman, un paquet de chez l'épicier.
Source : Gallica

Jean de Loussot La châtelaine de la brousse (1937)

Mais moi, moi, je dois tout au frère de votre amie, à Guy Noysal, qui m'a tiré de ma misère morale — je veux dire de mon ignorance, — pour me faire voir la belle lumière, pour me faire goûter la vraie liberté !... Que penserait-il de moi si, pour le remercier, je ruinais d'un coup les projets de sa sœur, qui ne tient, hélas ! que par un fil à cette vie...
Elisabeth ferma les yeux ; il lui semblait que tout tournait : la maisonnette, le chemin creux et les massifs de noisetiers : « Roch refusait... Roch refusait ! »
Source : Gallica

Jean de Loussot La châtelaine de la brousse (1937)

Quand viendrait-il, le temps où le sacrifice de la mère aveugle porterait son fruit ?... Paraîtrait-il jamais, le brave garçon — le beau cavalier, comme disait sa mère — qui tirerait Elisabeth de sa solitude et de sa misère ?... « Beau » cavalier ! c'était une manière de dire ; car Elisabeth ne tenait nullement à ce qu'il fût beau... Qu'il soit bon, plutôt, qu'il ait un cœur d'or, un cœur généreux, qu'il soit compatissant à la douleur d'autrui... Qu'il n'éloigne pas la vieille maman, et qu'Elisabeth puisse marcher dans la vie, appuyée sur le bras de cet homme, confiante et sûre de lui...
Source : Gallica

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