Jean de Loussot, La châtelaine de la brousse (1937)
“ La mère Valardan, active, empressée, s'ingéniait à prouver à la jeune fille sa reconnaissance pour l'aide qu'elle en avait reçue. Elle réservait à l'aveugle les œufs les plus frais de son poulailler, s'inquiétait toujours des dames Noysal, et parlait aussi du petit Malou, si déluré et obligeant. Paul était devenu comme un lien entre les familles, comme un truchement naïf, que tous appréciaient. Un jour, il accourut au château, tout pâle, ému ; il sortait de chez les Valardan, où il avait porté, pour la vieille maman, un paquet de chez l'épicier. ”
