Oliver Optic

Résumé

Oliver Optic Deux enfants pauvres (1933)

Katy le retint :
— Minute, Tom. Je veux te parler.
— J'écoute. Qu'y a-t-il ?
— As-tu dit l'affaire à quelqu'un ?
— Quelle affaire ?
— Mon secret, murmura Katy toute confuse.
— Mais quel secret ?
— Que nous n'avions plus rien à manger ?
L'enfant rougissait comme si ce fût un crime que de manquer de pain.
— Non, répondit Tom. Je ne l'ai répété qu'à ma mère.
— Je regrette que Mme Howard le sache. Maman est si fière, si elle est pauvre. Mais elle n'a pas toujours manqué de tout comme aujourd'hui: c'est la fille d'un riche armateur.
Source : Gallica

Oliver Optic Deux enfants pauvres (1933)

La mère avait dompté son faux orgueil, la fille affermi sa noble fierté. Toutes les deux avaient appris qu'on peut traverser les plus rudes épreuves avec de la foi et de la patience. Enfin Katy, grâce à cette vie nouvelle, était devenue raisonnable avant l'âge ; elle avait su entrer dans la vie active par le droit chemin, et il était facile de prévoir qu'elle suivrait la bonne route jusqu'à la mort. Elle avait ses petits défauts assurément, mais elle les connaissait, les combattait et n'aurait voulu, pour rien au monde, leur sacrifier sa réputation ou son honneur.
Source : Gallica

Oliver Optic Deux enfants pauvres (1933)

Peu à peu cependant, des pensées plus
saines se firent jour dans son esprit, et elle s'estima heureuse de posséder cet incomparable trésor des mères : une fille aimante, docile, courageuse et moins fière qu'elle-même.
Cependant Katy, malgré tout ce qu'elle avait dit du faux orgueil, ne put s'empêcher de rougir quand elle rencontra l'épicier au coin de l'impasse. Il lui vint même à l'esprit de singulières idées, comme celles-ci : « Que dirait grand-papa, le riche armateur de Liverpool, s'il me rencontrait ? Sans doute il aurait honte de me reconnaître ! »
Source : Gallica

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