P.-J. Stahl,
Contes de l'oncle Jacques
(1892)
“ Ensuite on prépara la table à thé ; la bouilloire chantait joyeusement sur le feu, et Jeanne courut chercher sa cousine Rachel, la jeune aveugle. On hissa Johnny sur sa chaise et Suzanne lui offrit le pot de gelée de Frank et les livres envoyés par ma maîtresse, sous la promesse qu'il ne lirait pas avant d'avoir fini son souper. Johnny, tremblant de joie, promit tout ce qu'elle voulut ; mais, dès qu'il tint ces livres, ces trésors, il oublia promesses et chagrins et obtint bientôt la permission de se plonger dans ce monde de l'intelligence qui est ouvert à tous également. ”
