Jack London,
La saoulerie américaine
(1913)
“ Mais John Barleycorn, jusqu’à concurrence de cinq verres, m’accompagnait. Le cerveau me fourmillait, en proie à une vive animation. Je me rendais, moi, vrai et indiscutable maraudeur d’huîtres, à tord de mon propre bateau, après avoir trinqué à La Dernière Chance avec Nelson, le plus grand d’entre nous ! Dans ma tête persistait avec force la vision de nous deux appuyés contre le comptoir, en train de boire de la bière. Quel curieux caprice de tempérament ! Certains hommes trouvaient leur bonheur à dépenser de bon argent pour offrir de la bière à qui n’en avait cure ! ”
