Carl Heinrich Rösch

Résumé

Carl Heinrich Rösch De l'abus des boissons spiritueuses… (1839)

L'imagination est, chez lui, le dernier débris de l'activité de l'âme, et elle s'égare d'autant plus aisément, qu'elle est nourrie elle-même par les hallucinations auxquelles les sens sont si fréquemment sujets.
Entre cette vie rêveuse, dans laquelle il arrive plus d'une fois aux impressions du dehors de se confondre avec celles du dedans j et la véritable folie, la nature offre plusieurs gradations, de sorte qu'on est souvent embarrassé de savoir si tel homme habitué à boire, qui commet des actions insensées, doit ou non être rangé parmi les fous.
Source : Gallica

Carl Heinrich Rösch De l'abus des boissons spiritueuses… (1839)

Quand le père, la mère ou les domestiques donnent un verre d'eau-de-vie à des enfans qui sont peut-être à peine en état de marcher, et que ces petits êtres l'avalent à force d'exhortations, on se met à rire comme si l'on avait fait un trait de génie. Il ne semble pas moins plaisant de voir les pauvres enfans ivres, chancèler sur leurs jambes et chanter les couplets grivois que de grandes personnes leur ont appris. L'eau-de-vie est le bien suprême des vieillards: aussi, ne veulentils point en priver leurs enfans.
Source : Gallica

Carl Heinrich Rösch De l'abus des boissons spiritueuses… (1839)

L'homme qui a fait une action dér terminée doit avoir eu l'aptitude d'en calculer la nature et les conséquences, de reconnaître en quoi elle est ou non conforme à la loi, et de se déterminer volontairement à agir ou à s'abstenir , pour qu'on puisse le déclarer responsable. Toute action commise dans un état qui ne permettait pas à l'homme d'en apprécier la nature et les suites, exclut la responsabilité: or, on doit évidemment ranger ici l'ivresse complète, qui représente un état de folie, de fureur ou d'idiotisme, c'est-à-dire un état dans lequel cesse tout usage de la raison.
Source : Gallica

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