Résumé

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris (1862)

Le comptoir, moitié palissandre et moitié bois de rose, est élevé sur un socle de marbre blanc, comme un trône,—et je comprends que les madrigaux y poussent sur les lèvres des consommateurs qui, n'ayant là ni le droit de fumer, ni le droit de jouer, n'ont rien autre chose à faire qu'à regarder la dame de comptoir.
Un café où l'on ne fume pas, où l'on ne joue pas, —ni au trictrac, ni aux échecs, ni au whist, ni aux dominos, ni à rien,—c'est déjà une singularité.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris (1862)

LE CABARET DE LA CANNE
Ce n'est ni un café, ni une brasserie, ni un cabaret, —c'est un trou. Il peut même se faire que ce soit une cave, car il y a des tonneaux au fond et des marches à l'entrée.
Cela n'a pas la moindre apparence. C'est un endroit très-femme honnête, qui n'a jamais fait parler de lui et qui n'en fera jamais parler. Mais à côté de cette modestie il y a du bon vin,—et cela fait compensation.
Cherchez-le dans le jour, sur le boulevard extérieur, entre la barrière Rochechouart et la barrière des Martyrs,—vous ne le trouverez pas.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris (1862)

Par sa situation en plein quartier Latin et par sa proximité du théâtre de l'Odéon, il a une double population, littéraire et étudiante.
Il n'a ni les dorures insolentes des cafés du boulevard, ni leurs glaces de vingt pieds de haut, ni leurs aristocratiques garçons; il remplace tout cela par une dame de comptoir vive et animée, par une bière pleine d'excellentes intentions et par un crédit digne des temps évanouis. Oui ! c'est là, et non ailleurs, que fleurit et s'épanouit cette plante rare qu'on appelle l'oeil. Gloire à Dieu et longs jours à M. Cauchois, — pas Lemaire, le père !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature