A.-P. de Lannoy

Résumé

A.-P. de Lannoy Les plaisirs de la vie de Paris… (1900)

Il est au-dessus de ces misères humaines. Des bocks rehaussent son imagination, et de sa pipe s'échappent des volutes nébuleuses. Un cabotin engloutit une provision de sandwichs, une cocotte se
pimente le palais. Un murmure confus s'élève,
pareil au bourdonnement d'un essaim de
frelons. Des miasmes vous empoisonnent, les poumons se resserrent ; on éprouve le désir et le besoin de respirer.
On voudrait partir et l'on reste. L'habitude vous cloue
à l'estaminet, et demain chacun s'étonnera d'avoir la tête lourde ! Peut-on réformer les moeurs ?
Les artistes et les ballerines du boulevard
Source : Gallica

A.-P. de Lannoy Les plaisirs de la vie de Paris… (1900)

A-t-il de l'esprit, comme feu Bignon, il vous répondra : « Mais, Monsieur, si nos prix n'étaient pas aussi élevés, ils seraient indignes de vous. Nous ne recevons que l'élite, et nous voulons éviter à nos clients le contact du peuple! » L'argument est sans réplique. A Paris, tout se paie, le cristal et la nappe des Flandres, la cravate impeccable du garçon, le ventre et les bajoues du gérant, le service aux armoiries de la maison et l'entourage des chairs brûlantes, les seins qui pointent à travers le corsage de soirée, les yeux de velours et le monocle du gentleman !
Source : Gallica

A.-P. de Lannoy Les plaisirs de la vie de Paris… (1900)

Le boulevard des Capucines, par la délicatesse de ses japonaiseries, l'harmonie de ses magasins de tissus, la fraîcheur de ses chocolateries ou de ses confiseries, est très couru de la noblesse, et le vieux Parisien
lui-même ne se fait pas faute d'y stationner, en bon badaud.
Avec le boulevard des Italiens, on pénètre dans un monde plus mêlé, plus vivant, moins guindé; les cafés se multiplient, l'animation croit.
Source : Gallica

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