Figures de Paris : ceux qu'on rencontre et celles qu'on frôle (1901)
“ Au rythme lourd de ses pas sonnant dans l'escalier, des cœurs s'affolent; des souffles se précipitent; des convoitises halettent; un rêve se déprave en sensation, et vit. Lui, pourtant, pauvre Espoir en uniforme, Espoir matriculé, suit son chemin de devoir et de misère. Le poids bénin des lettres qu'il apporte le courbe chaque jour un peu plus vers la terre. C'est l'été : le soleil, oppressivement épanché, fait des sourires sur la boîte vernie du facteur et darde sur sa nuque en sueur les splendeurs d'une chaleur méchante. ”
