Eugène Montfort

La Turque (1906)

Résumé

Eugène Montfort,  La Turque (1906)

“ Elle se sentait vers Sophie comme un élan maternel, elle avait envie de la protéger... Quelle jeunesse, quelle douceur ! un petit agneau ! Et en la voyant pleurer là, si malheureuse, voilà qu’elle pleurait aussi... Mais elle l’embrassait, disant d’une voix troublée : « Là ! là ! C’est fini, Fifi ! c’est fini !... »
Sophie, maintenant, rendait avec attendrissement ses baisers à P’tit-Jy. Sa peine perdait son âcreté. Elle éprouvait pour son amie une reconnaissance infinie, elle l’aimait de tout son cœur, elle n’osait pas croire à tant de bonté. Jamais personne, excepté Scholch — Scholch !
”
Source : Gutenberg

Eugène Montfort,  La Turque (1906)

“ Gaston Pinson était un grand garçon pâle, d’âme maladive, sans mesure, ni équilibre. Il était très impressionnable, extrêmement nerveux, de nulle volonté, d’un cœur singulier par le raffinement et la fragilité. En sortant de chez Sophie, il était navré ; ce désarroi, cet abandon où il l’avait vue... Vraiment elle était tout à fait innocente ! La destinée s’était acharnée contre elle... Quel charmant petit être !... Et pourquoi le hasard s’était-il plu à la détourner de sa voie naturelle : une vie honnête, heureuse, avec quelque brave homme qui l’aurait aimée ? ”
Source : Gutenberg

Eugène Montfort,  La Turque (1906)

“ Est-ce qu’on a un père, nous autres ? Tu ne connais donc pas encore les hommes !... Il n’y a rien de lâche et de cochon comme un homme, Fifi ! Ils vous plantent là, avec votre môme sur les bras, et ils se défilent. C’est toujours la même histoire.
— Pauvre P’tit-Jy !... Alors ta mère à toi t’aimait pas ?
— Pas des tas ! Quelquefois elle disait : j’aurais mieux fait de t’étrangler quand tu es venue au monde. Elle était comme ça, ma maman à moi.
— Y a-t-il des gens méchants quand même ! dit Sophie.
— Alors, dis donc, il y avait un jeune homme très gentil qui me faisait la cour.
”
Source : Gutenberg

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