Résumé

Auguste Lepage Les cafés politiques et littéraires de Paris… (1874)

Quelquefois, pour se distraire de la politique, les habitués radicaux du café Frontin jouent aux cartes, maïs ils ne perdent pour cela rien de ce qu'ils nomment leur dignité. Quand ils parlent, ils écoutent le son de leur voix ; lorsqu'ils paraissent réfléchir, ils froncent le sourcil, et si un inconnu, fût-il radical, essaye de causer à l'un d'eux, on lui répond avec une froideur calculée. Ces aspirants au pouvoir suprême singent les grandes manières, il faut avouer qu'ils ne réussissent pas.
Source : Gallica

Auguste Lepage Les cafés politiques et littéraires de Paris… (1874)

Les impérialistes se réunirent au café de la Paix, sur le boulevard des Capucines, qui reçut alors le surnom de boulevard de l'île d'Elbe.
On ne pouvait choisir un plus bel emplacement, comme lieu de réunion, que le café de la Paix. Situé au coin de la place du nouvel Opéra, dans un des splendides immeubles construits sous le règne de Napoléon III, cet établissement est décoré avec un grand luxe. Plafonds peints, moulures, colonnes élégantes, lustres superbes, glaces
immenses dissimulant les murs, c'est un palais merveilleux où tout le monde peut entrer.
Source : Gallica

Auguste Lepage Les cafés politiques et littéraires de Paris… (1874)

Le café de Suède est doré, pimpant ; il a été et est encore le rendez-vous d'actrices, de littérateurs qui aiment à voir, l'hiver, à travers les glaces de la devanture, circuler les piétons enveloppés dans des vêtements épais, le col relevé, la tête enveloppée d'un immense cache-nez. L'été, le spectacle est plus gai. Le soleil brille, les toilettes sont fraîches, la démarche est légère, les flâneurs sont nombreux. Cependant, malgré tous ces avantages, beaucoup des anciens habitués du café de Sucde l'ont abandonné ou ne le fréquentent plus d'une façon aussi assidue.
Source : Gallica

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