Auguste Lepage, Les cafés politiques et littéraires de Paris… (1874)
“ Quelquefois, pour se distraire de la politique, les habitués radicaux du café Frontin jouent aux cartes, maïs ils ne perdent pour cela rien de ce qu'ils nomment leur dignité. Quand ils parlent, ils écoutent le son de leur voix ; lorsqu'ils paraissent réfléchir, ils froncent le sourcil, et si un inconnu, fût-il radical, essaye de causer à l'un d'eux, on lui répond avec une froideur calculée. Ces aspirants au pouvoir suprême singent les grandes manières, il faut avouer qu'ils ne réussissent pas. ”
