Pierre Véron

Résumé

Pierre Véron Le panthéon de poche

Tant pis pour lui! Brutalité n'est pas force.
SIMON (JULES) —Regrette de ressembler par le physique à M. de Broglie, lequel regrette de ne pas lui ressembler par le talent.
Ne vous trompez pas, c'est un des deux ou trois hommes d'Etat (pas plus!) que possède la France.
Une souplesse qui s'arrête où commencerait 261 la faiblesse; une habileté qui s'arrête où commencerait la ruse. Une énergie enveloppée de douceur; de l'acier dans une gaîne de velours.
Bref, tout ce qu'il faut pour faire un Talleyrand honnête.
Comme écrivain, enseigne sans être pédant; a du poids sans être lourd.
Source : Gutenberg

Pierre Véron Le panthéon de poche

GEFFROY—Un artiste hors ligne, qui n'avait que le défaut de porter toujours un crêpe à son talent.
Mais malgré cet abus de la mélancolie, comme il vous pénétrait dans un rôle, ce glaçon, taillé en pointe!
131 GEOFFROY—Est-ce bien un acteur?
Moi, il me semble que c'est un monsieur qui vient chaque soir passer deux heures sur les planches, et qui là se joue lui-même.
GEROME—Son nom fait prime sur le marché de la peinture. Mais, en matière d'art, l'éloquence des chiffres n'est qu'une radoteuse.
Source : Gutenberg

Pierre Véron Le panthéon de poche

BERNHARDT (Mademoiselle SARAH) —De la passion, du charme, un tempérament de comédienne enfin, auquel seulement souvent l'étude fait parfois un peu défaut.
Les grincheux se plaignent que son talent ait des inégalités et que son corsage n'en ait pas.
BONHEUR (ROSA) —Moi, j'admire toujours comme une exception une femme qui peint autre chose que sa figure.
Il est vrai que presque toutes celles qui ont du talent ressemblent à des hommes.
Source : Gutenberg

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