Aurélien Scholl

Aurélien Scholl

Résumé

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl L'orgie parisienne (1883)

Quand Robert de la Mire, qui était allé jusqu'à
LE COMTE DE SAN-VITALE 279
la ville, revint à Montévrain à l'heure du dîner, Clotilde lui prit la main en disant
— Il ne vous est rien arrivé ?
— Absolument rien, répondit le lieutenant de chasseurs; mais qu'avez-vous ? comme vous êtes pâle!
— C'est que je tremble toujours pour notre bonheur. Jamais mariage d'amour ne s'est annoncé sous de si mauvais présages. Il y a, soyez-en sûr, des gens qui nous veulent du mal...
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl L'orgie parisienne (1883)

Il se trouvait trop bas pour arriver ainsi, tout à coup, à la dignité de domestique.
Il sourit tristement et demanda :
— Monsieur le baron veut se gausser de moi?
— Pas du tout, répondit M. de la Mire; tu peux m'aider à retrouver l'individu qui s'est introduit chez Mme de Montévrain; donc, j'ai besoin de tes services. Or, pour te garder à la maison, il faudra bien t'habiller décemment et te faire vivre... Si tu te conduis bien, tu n'auras qu'à te louer de moi. Viens demain au château et nous arrangerons cela.
L'âme de François Bibard s'emplissait de joie et d'orgueil.
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl L'orgie parisienne (1883)

M. Gibaud, un avocat qui avait plaidé deux fois en cour d'assises, au chef-lieu du département, fut le premier qui commanda son portrait. Les deux notaires, un avoué, trois médecins, le pharmacien suivirent son exemple.
Et chaque fois nouvelle admiration, nouvelle extase. Tout ce qui pouvait être peint fut peint.
Il y eut recrudescence quand l'artiste annonça qu'il était attendu à Saint-Gaudens. Il fit une cinquantaine de portraits en huit jours: hommes, femmes, enfants, vieillards; c'était le même nez, la même bouche, la même physionomie. L'admiration s'évanouit, mais l'artiste avait filé.
Source : Gallica

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