Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Résumé

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon L'espion russe, ou La société parisienne… (1838)

Sa fidélité ne fit jamais une concession à la richesse. Celle-ci, un jour, lui arriva chaste, pure, telle qu'il la lui fallait; car, certes, il ne l'eût pas acceptée souillée , flétrie, puante, ensanglantée, mouillée des larmes de ceux à qui on l'arrachait. Le roi, rentré, lui donna en partie ce qu'il avait perdu. La baron de Laroche..., admis dans la chambre des pairs, y apporta sa probité inflexible, son royalisme sans tache; et à sa mort, le roi dit : J'ai perdu un coeur d'or. La baronne, profondément affligée, porta sa douleur au pied de la croix.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon L'espion russe, ou La société parisienne… (1838)

L'ESPION RUSSE. 309
vailler pour leur propre compte aux dépens du patron ; celui-ci, indigné, les chasse, avec un certificat de probité, et, fier de contenir leur langue, il les envoie exercer en dehors cette odieuse et coupable industrie, dont il leur a donné la première leçon.
On n'a jamais vu sortir un domestique fripon des vieilles maisons nobles, c'est tout simple ; là, on croit en Dieu et on y pratique son culte; là on se fait un devoir de la probité, de l'honneur ; là, on est dupe et on ne dupe jamais : aussi n'a-t-on que des serviteurs intelligens et probes.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon L'espion russe, ou La société parisienne… (1838)

D'une autre part, l'arrogant laquais qui avait fait à Louis XIV une si mauvaise réception, reconnaissant l'étranger qui lui inspirait de la malveillance, osait venir à lui pour l'empêcher de s'avancer. Mais qu'éprouva-t-il, ainsi que le duc et le reste de la compagnie, quand la voix du maître-d'hôtel, s'élevant et tonnant comme un éclat de foudre, cria lentement : LE ROI, messieurs, LE ROI !
A ce nom auguste, ainsi jeté, chacun se retourna, le maître du château, ainsi que les autres. Est-ce une plaisanterie?... Non, non... c'est la réalité, c'est lui en personne.... c'est le roi....
Source : Gallica

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