Louis Veuillot,
L'Honnête femme, par Louis Veuillot
(1858)
“ Ainsi les destinées sont tramées par une main implacable ! Celui qui aime n'est pas aimé ; celui qu'on aime... il n'aime pas ! ou quelque passion plus forte l'enchaîne et le cloue ailleurs. Lucile tourna vers le plafond ses beaux yeux chargés de langueur, et garda le silence. La voix, le geste, le regard du Journaliste étaient sincères, et son coeur l'était à demi. Le comique de la situation ne lui échappait pas; mais, d'une autre part, il se livrait si bien au fil de sa parole, et la beauté de cette femme avait tant d'empire, qu'il ne savait plus luimême à quel point il mentait. ”
