Louis Reybaud,
La vie de l'employé
(1855)
“ Près du lit de Mariette était assise une villageoise qui lui donnait des soins. — Eh bien ! lui dit Grandchamp, comment va-t-elle? — Plus mal, répondit cette femme ; le bruit qu'on a fait dans le bourg l'a toute bouleversée. J'étais arrivé devant ce lit où mon âme se rattachait avec un charme mêlé d'effroi. Une veilleuse, placée sur une table voisine, envoyait sur le visage de la malade des reflets inégaux et vacillants. Je pouvais l'apercevoir dans ce clair-obscur que formait le jeu de la lumière. Un instant je doutai de mes yeux, je crus être le jouet d'une illusion. ”
