Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Ce qu'on peut voir dans une rue… (1858)

Plus on allait, plus la grand'mère exigeait de soins en raison d'infirmités sans cesse accrues. Si elle vivait encore, c'était par un miracle de tendresse. L'héroïque jeune fille suffisait à tout; elle ne fléchissait pas sous le poids de tant d'épreuves ; le sentiment du devoir lui donnait des forces ; aucun sacrifice ne lui coûtait.
Voilà ce qu'apprit Ludovic et ce qu'il vit de ses yeux, une fois admis dans cet intérieur. Marguerite en était l'âme et le bras. Tout s'y réglait comme elle l'entendait; point de volonté, ni de responsabilité que les siennes.
Source : Gallica

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Ce qu'on peut voir dans une rue… (1858)

Et pourtant la petite fille s'épanouissait à vue d'oeil : chaque mois, chaque jour, chaque heure la dotait d'une grâce et d'un charme nouveau. Tout le monde le sentait et le voyait; on eût dit que Gaston était seul à ne pas le sentir et le voir. Élçvé près de Clémence, il s'était accoutumé à la regarder sans arrière-pensée, - et comme on regarde une sœur; il ne croyait pas qu'elle pût devenir pour lui ni un trouble, ni un danger.
Tel fut l'état de son âme jusqu'au jour où il apprit que l'héritière des Montréal allait devenir la femme de Sigismond.
Source : Gallica

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Ce qu'on peut voir dans une rue… (1858)

Eh bien! pour un débutant, c'est du prodige; on n'a jamais rien vu d'aussi complet que lui.
— Ne l'écoutez pas, Marguerite, dit Ludovic, à qui cet encens, tout grossier qu'il fût, ne causait pas trop de répugnance.
— Un homme complet, poursuivit Melchior, je ne m'en dédis pas! Et en cela je ne suis que l'écho de l'opinion publique. Un homme complet et qui commence comme beaucoup voudraient pouvoir finir !
— Trêve! dit Ludovic.
— Non! point de trêve et avant tout justice. Je dirai tout, grand homme, dût votre pudeur en prendre l'alarme. Il faut que le récit en passe à la postérité.
Source : Gallica

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