Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  La Vie à rebours, par Louis Reybaud (1854)

“ Dans la même loge, deux adorateurs déclarés, se surveillant, s'épiant l'un l'autre, et, à leurs côtés, l'oncle Séverin qui se maintenait sur la ligne d'une neutralité prudente; dans le reste de la salle, un public impatient, gagné par les émotions d'un début et animé des meilleures dispositions. La danseuse parut ; de longs applaudissements accueillirent son entrée ; elle salua et y mit tant de grâce, qu'il se fît comme un élan vers elle de tous les points de l'enceinte. Armand était radieux; Gaston fronçait le sourcil : l'oncle Séverin se sentait fort ébranlé. ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  La Vie à rebours, par Louis Reybaud (1854)

“ Quand il eut fini, Adrienne lui prit la main ; son visage était coloré, sa voix pleine et vibrante :
— Merci, mon oncle, lui dit-elle, merci !
— Pauvre femme, s'écria Séverin en l'embrassant sur le front ; quelle journée ! et combien le coeur a dû vous saigner !
— Non, mon oncle, non, répondit-elle en retrouvant son calme habituel ; le pire des tourments, c'est de douter et d'ignorer; vous m'en avez guérie. Maintenant, à la garde de Dieu ! Je suis du sang des Méridec, je saurai souffrir.
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  La Vie à rebours, par Louis Reybaud (1854)

“ L'Etat même n'est à ses yeux qu'un fort médiocre débiteur; il ne croit pas à sa solidité; quant aux autres, il n'a jamais daigné y songer. Pour lui, il n'y a au monde qu'une chose sûre, ce sont les Ageux, parce qu'il les tient dans ses mains, comme il y tient son or ; c'est en effet son domaine plus que le nôtre. Il demande donc à placer ses cinquante mille francs sur les Ageux ; le bel exemple de ma grand'mère l'a décidé. D'ailleurs il est satisfait d'Armand; il croit que le sang a repris le dessus et qu'il deviendra un digne Courtenay, un enfant de la glèbe. ”
Source : Gallica

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