Auguste Méral

Résumé

Auguste Méral Les Roquevair (1860)

Par quelle inconcevable sottise va-t-il critiquer ce que tout le monde admire?
Heureusement pour l'amour-propre de madame Sardan, M. de Canusy eut pitié de Paul et ne lui demanda pas compte de son opinion. L'abbé Romilly disait à madame Sardan :
— Qui aurait cru, en entendant lire Paul, qu'il ne possédât pas le sentiment de la poésie ?
— Eh ! mon Dieu ! dit madame Sardan, la voix de Paul est un instrument, voilà tout. Elle rend naturellement ce qui est mélodie. Il en est de même de sa mémoire, elle rend avec une rare perfection ce qu'elle a entendu.
Source : Gallica

Auguste Méral Les Roquevair (1860)

Presque tous les dimanches arrivaient l'abbé Romilly et son neveu M. Paul Sardan.
L'abbé était, je crois, cousin germain du mari de madame de Berthonville, et l'affection la plus sincère existait entre eux.
Nous aimions tous l'abbé Romilly. Il réunissait à la gravité exigée par sa position, les manières d'un homme du monde parfaitement élevé ; et tout cela dans une si juste mesure, avec un tact si parfait des convenances que personne ne songeait à dire de lui : Il est trop homme du monde pour un prêtre.
Source : Gallica

Auguste Méral Les Roquevair (1860)

Elle pensa que si le vicomte de Roquevair l'avait aimée, il l'eût comprise comme Paul l'avait comprise. Les dédains de son mari froissèrent son coeur et humilièrent son orgueil. Elle souffrit de cet isolement dans la vie à deux, le plus pénible des isolements. Elle regretta alors de s'être laissé séduire par des dehors brillants. Elle avait presque rougi de son affection pour Paul; elle vit mais trop tard que cette affection eût pu seule la rendre heureuse.
Cécile avait dans l'âme une véritable noblesse et surtout le sentiment du devoir.
Source : Gallica

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