Résumé

Alfred de Beaulieu La marquise et la jolie fille des halles… (1837)

Je traversai la cour et arrivé à l'escalier, j'en montai lentement les marches en regardant les bas-reliefs imités de l'antique, que l'on avait incrustés aux murs le long des montées. Je n'étais pas pressé d'entrer au salon, tant je craignais d'y voir expirer mon attente en n'y rencontrant pas la jeune fille. Un domestique debout m'attendait au palier du premier; c'était le valet de chambre de la marquise; c'était bien le maraud, qui était venu aux Halles troubler mes soupirs d'amant et que la veille j'avais vu accroché au coupé de la marquise.
Source : Gallica

Alfred de Beaulieu La marquise et la jolie fille des halles… (1837)

Je faisais chercher l'ombre à mon cheval couvert de poussière et d'écume, et à chaque détour de l'allée, je me trouvais en face du château dont j'apercevais les murs à travers les arbres. Ils étaient percés de grandes fenêtres carrées , à croix de pierre, encadrées d'ornemens qui dataient de la renaissance. Aux angles du bâtiment, des tours légères s'élançaient dans l'espace, non pas sombres et sourcilleuses comme celles vraiment gothiques du moyen-âge. Les perrons, les descentes dans les jardins, avaient la grâce du pur gothique sans en avoir l'étrangeté.
Source : Gallica

Alfred de Beaulieu La marquise et la jolie fille des halles… (1837)

Ces paroles moqueuses, cruelles, courant sur des lèvres fines d'ironie, me brisaient le coeur. Un frisson me saisit, je tombai dans un fauteuil à côté de la cheminée, et j'appuyai ma tête contre la saillie du marbre, Je devais être bien pâle car la marquise me dit :
— Vous paraissez souffrir d'Armandy? Je jetai les yeux sur elle ; elle me sembla
sourire , comme bien aise de ma douleur: cette cruauté m'aiguillonna.
— Pas le moins du monde, lui répondisje avec calme; je réfléchissais qu'une jeune fille ne pouvait se marier avant l'âge fixé par la loi.
Source : Gallica

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