Octave Feuillet,
Les amours de Philippe
(1877)
“ Philippe de Boisvilliers avait donc voué une adoration passionnée à mademoiselle Mary Gérald, et il faut dire que cet amour de l'étudiant pour la comédienne n'était ni sans pureté ni sans noblesse. Les romanesques sont délicats ; ils ne s'attachent guère aux vulgaires amours qui tentent la première jeunesse. Philippe s'en était vite détourné avec dégoût. Ses rêves étaient plus hauts. Il admira les yeux profonds et le front inspiré de la brillante artiste, il crut y lire ces poëmes infinis de mélancolie et de passion qui troublaient et charmaient son propre coeur, et il lui donna sa vie. ”
