Giuseppe De Nittis, Notes et souvenirs du peintre Joseph de Nittis (1895)
“ Si j'avais dit que je voulais me faire maçon ou tailleur de pierres, l'indignation de Vincenzino n'eût pas été plus grande. J'allais déshonorer ma famille. Têtu, je reprenais : — Je serai peintre. Et je sortais. Et j'allais par les routes, me procurant comme je pouvais couleurs et toiles. Je peignais. Mon éducation d'artiste se faisait toute seule. Qu'importe la réalisation. Les choses valent par le rêve. Et si j'ai mis dans ma peinture un peu de cette ardente passion pour la nature qui me faisait éperdu devant elle, tout est bien. ”
