Joseph Méry,
Les nuits parisiennes
(1860)
“ Ce peintre de forte et sombre pensée n'a donné à son tableau aucun de ces accessoires puérils et modernes qui nuisent à la sévérité de ce sujet sublime: c'est une véritable exécution antique; c'est le gibet infâme; c'est le bois grossièrement taillé par le bourreau ; c'est la montagne de la mort, semée de crânes humains ; c'est Jérusalem en deuil avec ses remparts crevassés, qui attendent le bélier de Titus. Paysage funèbre, tout retentissant des lamentations de Jérémie, et qu'éclaire à peine un rayon, triste lueur de l'espérance, aube du jour de la rédemption ! ”
