“ Vernier regarda alors autour de lui, et son cœur se serra : le comte se chauffait tranquillement, sans même jeter un regard sur son dévoué serviteur, qui revenait lentement à la vie. — Oh ! murmura Vernier, il n’a pas de cœur !... Et dire que c’est pour lui que tant d’hommes sont morts ; car sans sa funeste ambition, tous seraient encore vivants et heureux. ”
Vernier
Définition et enjeux
Le vernier, inventé en 1631 par Pierre Vernier, est une réglette graduée qui améliore la précision des mesures sur des instruments tels que les pieds à coulisse ou les goniomètres. Son fonctionnement repose sur la coïncidence de marques entre deux échelles, permettant une lecture plus précise. Bien que son origine technique soit généralement attribuée à Vernier, des systèmes analogues, comme le nonius de Pedro Nunes, ont influencé les premières versions de ce dispositif.
Des auteurs tels que Léon Ville ou Joseph Méry ont intégré le nom de « Vernier » dans leurs œuvres, souvent sous forme de personnage, illustrant ainsi la propagation du terme au-delà du domaine scientifique. Ce dispositif, crucial en métrologie, reste un exemple notable d'innovation mécanique.
Citations sur “Vernier”
“ Croyez-moi, juger plus sainement les hommes et les choses, et vous vous en trouverez bien. — Bravo ! monsieur le curé, s’écria Vernier. Vos paroles sont l’écho de celles que je lui fais entendre depuis longtemps, et je suis heureux que vos cheveux blancs soient venus à mon aide, car mieux que moi vous êtes apte à faire pénétrer la vérité dans une cervelle bourrée de préjugés. — Deux contre moi ? dit le comte en esquissant un sourire contraint. ”
Joseph Méry,
Les nuits parisiennes
(1860)
“ Ce changement de résolution étonnera moins lorsqu'on saura que Vernier était un enfant de nos contrées méridionales, où les phénomènes de la nature impriment aux âmes des contrastes moraux inexplicables : le calme et la tempête, l'excitation et l'abattement, la vie et l'aridité, les ombres et les rayons. Vernier avait été payé comme impôt de sang par le village de la Cadière, qui se cache non loin de la mer, dans des masses confuses de collines, de vallons, de bois, de torrents, de montagnes, de jardins. ”
“ Tous se lèvent, poussant des hurlements de joie et gesticulant comme des forcenés ! Vernier lui-même, l’impassible Vernier semble prêt à partager cet accès de démence. C’est qu’un faible rayonnement dore la blanche lumière du jour qui commence, annonçant le soleil. ”
Georges Ohnet,
Marchand de Poison: Les Batailles de la Vie
“ Il rajeunissait, sa froideur hautaine de grand brasseur d'affaires se fondait dans la bonhomie ancienne, et le Vernier de l'avenue de Tourville reparaissait: celui qui fabriquait sa mixture vitriolesque dans la cave, avec un chaudron et un serpentin.Car il était aussi changé qu'un homme peut l'être, au physique et au moral. Le Vernier tout rond, barbe rousse et cheveux frisés, qui, les bras nus, trinquait avec ses pratiques sur le zinc, était devenu un gentleman correct et froid, qui tenait les gens à distance et ne se familiarisait qu'à bon escient. ”
Eugène-François Vidocq,
Les vrais mystères de Paris
“ Lorsque la grosse servante cesse un instant, afin de reprendre haleine, de frotter vigoureusement les plats et les casseroles qu'elle s'est chargée de faire reluire, elle jette des regards d'intérêt sur Vernier les bas bleus, qui alors se rapproche du feu et laisse de sourds gémissements s'échapper de sa poitrine.Nous n'avons pas encore dit à nos lecteurs que Vernier les bas bleus est un très-bel homme qu'il est doué d'une physionomie pleine et colorée, ornée d'une magnifique paire de favoris noirs, bien capable de tourner la tête d'une servante d'auberge. ”
“ À tort ou à raison, nos hommes font retomber sur vous la responsabilité de l’entreprise ; prenez-en donc votre parti et agissez prudemment si vous ne voulez pas qu’il vous arrive malheur. — Allons, dit Vernier en se levant, restons-en là pour ce soir. Je n’entends plus rien. Nos matelots doivent être couchés ; imitons-les. Demain nous aviserons. Le comte et le second souhaitèrent le bonsoir à Vernier, puis ils sortirent pour se rendre dans leur cabine. ”
Joseph Méry,
Les nuits parisiennes
(1860)
“ Vernier regarda le ciel, comme font tous les malheureux abandonnés de la terre : le ciel était toujours noir, comme la voûte d'un immense souterrain sans issue à l'autre horizon ; il avait même éteint ses deux étoiles du zénith, comme s'il eût voulu fermer les yeux sur les misères humaines et les vouer à un abandon trop mérité. ”
“ L’obscurité est si profonde que j’ai dû tirer au juger. — C’est toi qui sauves la situation, lui dit Vernier. Mais ne perdons pas de temps et emportons ce renne, car nos camarades doivent attendre notre retour avec impatience. Dépouiller l’animal, il n’y fallait pas songer. Outre que les ténèbres empêchaient de rien voir, la route à parcourir pour retourner au campement était longue. Vernier fit donc abattre des branches d’arbre et confectionner un brancard sur lequel Valentin et Loriot purent transporter le renne. ”
“ Que tu es enfant, dit Vernier en serrant la main de son ami : tu ne comprends pas qu’en ce moment la ruse seule peut nous servir. En ma qualité de capitaine, j’ai parfaitement le droit de faire fusiller séance tenante le Gascon et le Marseillais, mais si j’agis ainsi, comment saurai-je les noms de leurs complices ? ”
Georges Ohnet,
Marchand de Poison: Les Batailles de la Vie
“ M. Vernier m'a emmené dans son cabinet pour parler de nos affaires commerciales, et, au bout de quelques minutes, il a changé de ton et de sujet, puis, tout bonnement, il m'a demandé si tu étais en humeur de te marier et ce que tu penserais d'une union avec son fils. Comprends-tu? Avec Christian Vernier, l'unique héritier de la maison Vernier-Mareuil.... J'en suis encore abasourdi. Qu'est-ce qui peut nous valoir une fortune pareille? Ah ça, ce jeune homme t'a donc fait la cour? Il faut qu'il soit amoureux fou de toi! ”
Marc Ami,
Le naufrage de l’Annie Jane
“ Et c’est par l’action constante, la prière et la foi, qu’il s’ouvrit hardiment un passage à travers l’opposition et triompha des obstacles. L’amour est plus vivace que la haine. L’école grandissait et les progrès des élèves furent rapides, chose qui inspira la confiance aux parents. À l’Institut, Vernier remplissait les fonctions de directeur, d’instituteur, de pasteur et de père. Il agissait avec tendresse et impartialité. Sa noble compagne secondait joyeusement ses efforts, vaquant aux soins de la cuisine, de la lingerie et des malades. ”
“ XIle retour en france ès que Vernier eut repris possession de lui-même, sa première question fut de s’enquérir de ses compagnons. Un matelot lui souleva la tête et lui montra Loriot, Valentin et Baludec, couchés, comme lui, dans des lits improvisés. — Dieu soit loué ! dit-il, les pauvres gens sont sauvés. ”
“ Vernier, qui avait volontairement brisé sa carrière en donnant sa démission pour ne pas abandonner son ami, vit, là, entouré de la reconnaissance de Valentin et Loriot, choyé par la mère du Parisien, qui lui a voué une affection aussi respectueuse que maternelle. Parfois, un magnifique poisson prend place sur la table du capitaine, qui déguste en souriant ce témoignage de la gratitude de son ancien timonier. Quoiqu’il vive dans une retraite absolue, il est souvent visité par un ami avec lequel il cause des heures entières. ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ La Florine, tout en marchant, mordillait ses gants et son mouchoir, et par moments haussait les épaules. — Voilà l'Hôtel Ferrer, dit le guide, en soulevant le marteau de la porte d'un air narquois et confidentiel. Quand on lui eut payé sa course, il s'en alla en chantonnant. La vieille Anna-Dolorès, armée d'une lanterne, vint ouvrit. Elle éleva sa lanterne, et elle, qui ne regardait jamais personne, elle regarda Mathilde ; elle qui ne parlait jamais à personne, elle lui dit : Que Dieu vous donne de revoir votre mère ! — Ma mère n'est plus, répondit Mathilde. ”
“ En conséquence, le repas fut préparé et les matelots, heureux d’avoir enfin échappé à tant de périls, y firent un honneur que l’on comprendra aisément. Les estomacs, contractés par une mortelle appréhension, se dilatèrent et recommencèrent leur office, et quand chacun eut largement réparé ses forces, des chants joyeux retentirent dans l’entrepont, où les marins allaient et venaient, rassurés sur le présent, confiants en l’avenir. Attablé dans sa cabine, avec son second et le comte de Navailles, Vernier souriait tristement au bruit de cette franche gaieté. — Pauvres gens ! ”
Henry Bédor, Notices nécrologiques sur MM. Louis Vernier et Recoing de La Rocatelle… (1831)
“ M. Louis VERNIER était né à Troyes, en 1778, le 3 de février, et avait fait dans cette ville ses premières études. Adolescent à cette époque de l'histoire contemporaine où les dangers qui menaçaient la patrie, et le besoin de se dévouer pour elle, étaient l'idée qui dominait en France toutes les autres idées , notre Collègue, partageant cet élan généreux, manifesta de bonne heure un penchant prononcé pour l'état militaire. ”
“ Les porteurs, que Vernier avait jugé prudent de ne point armer, prirent du champ et les matelots restèrent seuls groupés derrière leurs chefs, avec, à leur tête, le comte flanqué de son fidèle Valentin. — Trêve de rodomontades, dit enfin le capitaine : que nous voulez-vous ? ”
Eugène-François Vidocq,
Les vrais mystères de Paris
“ Je puis vous conduire chez moi, répondit Vernier les bas bleus, le local n'est pas beau, mais tel qu'il est je vous l'offre et de bon cœur. Vous m'avez fait gagner de l'argent lorsque vous étiez rupins, il est bien juste que je fasse aujourd'hui quelque chose pour vous.Lorsque l'on a faim et froid, lorsqu'on n'a pas un lieu pour se reposer, on saisit, sans hésiter, la première branche qui se présente. Aussi Salvador et de Lussan s'empressèrent-ils d'accepter l'offre de Vernier les bas bleus ”
Anatole France,
La Vie en fleur
(1925)
“ Deux membres de l' Institut se tenaient aux côtés du conférencier , sur l' estrade ; une dame en robe verte lui offrit une gerbe de fleurs . Il était pâle comme Bonaparte et j' enviais généreusement sa gloire et ses honneurs . Maintenant Joseph Vernier écrivait une lettre sur une table de café , en mâchant un cigare d' un sou . ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ Votre destinée n'est pas dans nos mains. Vous appartenez à la justice. Vous voyez que nous ne cherchons pas de détours. – Vous avez raison, dit le nihiliste, maître de lui. Je sais ce qui m'attend : la Sibérie, la potence ou la fusillade. Je fais bon marché de mon existence. – C'est la dégradation, l'infamie qui vous font peur ? interrompit Albert, plus pâle que Stepann. – Faire peur n'est pas le mot, reprit celui-ci. ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ Vous paierez pour madame Montdidier, qui est une vieille folle, et qui veut me faire faire des infamies. Rosette Didier, laissant don Frederico grimaçant, inquiet, secrètement dévoré par sa fantaisie criminelle, s'approcha d'un homme à l'habit bleu boutonné jusqu'au menton, d'une taille herculéenne, qui venait de se glisser dans le salon; elle lui dit tout bas : — J'ai une affreuse migraine. Je me retire. Veillez à ce que tout soit éteint à minuit, et à ce que le marquis sorte et emmène cette dame. Je n'ai jamais vu un fou comme ce vieux dégoûté de tout, quand il s'y met. ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ Elle fit un pas en arrière, et les dents serrées, tandis que sa main droite fouillait son corsage, elle balbutia d'un ton saccadé : – Tu n'as donc rien vu, rien deviné ? Tu ne vois pas que tu n'es pour moi qu'un pantin que j'ai fait agir à ma volonté ? ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ Le jeune Catalan, par un caprice de son ivresse changeante, s'était remis au piano. Il entrait dans la phase mélancolique de l'ivresse et plaquait de sourds accords, se tenant dans le mineur, et cherchant dans son souvenir ou son imagination quelque chanson lugubre. La Florine était maintenant seule près de Mathilde ; elle était assise sur une chaise basse, presque à ses genoux, elle n'osait la regarder, et ses mains tremblaient dans celles de l'honnête femme. — Je trouve tout ce monde fort étrange, disait Mathilde. Mais tous les pays ne peuvent se ressembler. ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ C'est horrible! s'écria la Florine en se levant de sa chaise. — J'aime l'horrible ! la vertu m'agace, répondit l'impassible Alice. Don Frederico, bouche béante, contemplait la scène, accoudé au piano près du Chérubin qui chantait : Vous voudriez fuir de mes bras, Mes deux belles, mes fiancées. Enfants, cela ne se peut pas, Demain vous serez trépassées. — Silence! il est minuit. Je vais éteindre, dit en entrant l'homme à l'habit bleu boutonné. C'élait une espèce de géant anglais,aux cheveux blonds crépus. Il vit Mathilde endormie et fit de vains efforts pour la réveiller. ”
Xavier de Montépin,
Le chalet des Lilas : histoire d'amour…
(1879)
“ Ça ne serait pas ça, par hasard? - Du reste, le Vernier de qui je vous parle est garçon. il vient à Maisons tous les dimanches. M. de Ferny comprit qu'il ne tirerait rien de l'aubergiste, et sa tâche lui sembla plus difficile qu'il ne l'avait supposé d'abord. Un moment de réflexion lui prouva qu'Henry Varner, si en effet il habitait Maisons-Laffitte, ne devait pas s'y trouver sous son nom véritable. Comment, au milieu des centaines de villas de la Colonie, découvrir celle qu'il avait choisie pour en faire la retraite de Marguerite? ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ Norel lui répondit sur un ton dégagé : – Non, vous ne vous trompez pas, malheureusement. L'oeil d'Anna étincela, mais ce ne fut qu'un éclair. Elle s'écria d'un air enjoué : – Je l'aurais parié ! Pourquoi ferait-il exception à la mode ? Albert ajouta : – Si c'est une mode, elle est bien fastidieuse. Imaginez-vous que ce cher Nikitine devient impossible. ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ Et vous pensez en vous-même, maintenant, que vous avez péché. — Qu'est-ce que vous lui parlez de péché? taisez-vous, vieille folle, cria Florine. — Je sais ce que je tiis, et elle se trouvera bien de m'avoir écoutée, répondit la vieille Anna, très-peu émue de ces injures. Elle continua : — Écoutez, mon enfant, ce n'est pas ici comme en France; on a pitié des femmes égarées. Si vous étiez depuis longtemps à Madrid, vous auriez déjà rencontré, la nuit, des hommes qui vont quêtant par les rues, les places et les promenades, tenant une lanterne d'une main et une aumônière dans l'autre. ”
Valéry Vernier, Un sphinx du demi-monde (1886)
“ Le vieillard se leva . Ses mains tremblaient légèrement , il essayait de sourire ; mais tout rayon de joie avait disparu de son visage : – Au revoir , ma chère filleule , dit -il , cette fois en la baisant au front . Je devrais peut-être dire : Adieu ! mais , à mon âge , ce mot-là peut porter malheur . Il appela son domestique . Jean entra aussitôt ; son maître lui dit un mot à l' oreille . Le domestique fit un signe de tête et sortit . – Comment ! mon parrain , vraiment vous nous quittez si tôt ? dit Suzanne après un peu de réflexion . ”
Valéry Vernier, Une Lucrèce de ce temps-ci (1864)
“ Eh bien, alors, écoute-moi, dit le marquis en l'attirant vers l'autre côté du palier. Le marquis connaissait les êtres de l'hôtel. Il y avait là, en face de la chambre des orangers, un petit cabinet inoccupé. La porte de ce cabinet était ouverte; il y poussa Florine dans l'obscurité, tira la porte à lui, et mit la clef dans sa poche. Florine ne se sentit pas la force de crier; une grande pesanteur engourdit tout à coup son cerveau ; elle se laissa tomber sur une chaise. ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ C'est que je suis très-curieuse, voyez-vous ! – Eh bien, soit ! Ces paperasses maudites sont dans ce bahut en chêne sculpté, à triple serrure. – Et vous en avez la clef ? – Les trois clefs, s'il vous plait. – Oh ! je vous en prie, montrez-les-moi ! – Y pensez-vous ? s'écria Albert, stupéfait de cette demande qu'il ne prévoyait, pas si brusque. Y songez-vous ? Il y a la des pièces que je dois porter ce soir même chez le général-gouverneur, des preuves de culpabilité indéniables de plusieurs conspirateurs qui ne croient pas être si bien connus. ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ Attendez ! s'écria le misérable épouvanté, attendez !... Je... je vais tout vous dire. Il était vaincu ! Il voyait que ses ennemis seraient sans pitié. Il ne leur en voulait pas ; il eût fait pis lui-même. Il voyait cette femme, en qui il avait mis toute sa vie, tout son espoir, tout son bonheur, bousculée, rudoyée, insultée par une horde brutale de cosaques, de geôliers. Il lui voyait jeter une maigre et sale pitance dans un coin de prison nue et sombre. ”
Paul Vernier, La chasse aux nihilistes (1880)
“ Depuis le Bureau des Étrangers, Norel observait cette persistance de caniche qui finit par lui faire dresser l'oreille. – Ne vous retournez pas, et écoutez-moi, dit-il à Boris sans arrêter son pas allongé. – Qu'y a-t-il ? – Nous sommes filés. – Bah ! – C'est comme j'ai l'honneur de vous le dire. Décidément la situation se corse. C'est adorable !... Pourquoi vous arrêtez-vous ? — Pour céder le passage à l'homme. Il sera bien forcé de continuer son chemin et de nous laisser tranquilles. – Mauvais, riposta Albert en reprenant sa marche. ”
