Georges Ohnet,
Marchand de Poison: Les Batailles de la Vie
“ Il est deux heures. Jusqu'à ce soir, tu as le temps de prendre l'air.—Au lieu d'enterrer ta vie de garçon, flambons-la; Du punch!—Une belle incinération!Dans l'atmosphère obscurcie par la fumée des cigares, les flammes du rhum dansèrent, bleues, blanches, se courbant, près de s'éteindre, puis ravivées, s'élevant en langues ardentes. Emporté par une sorte de fureur, comme si sa raison submergée luttait encore contre le vice triomphant, Christian, avec des éclats de rire terribles, se mit à arroser la nappe de punch brûlant. La toile s'alluma, les mousses des compotiers crépitèrent. ”
