Résumé

Maurice Bonneff Marchands de folie : cabaret des halles et des faubourgs… (1913)

Le cabaret n' attend jamais la clientèle : il la sollicite et la retient par des pièges ou des divertissements .
Des industriels placent dans les débits des appareils à jeux . Il en existe plus de cent modèles qui apportent au consommateur toutes les émotions des paris et l' illusion qu' il est au champ de courses . Mettez deux sous , misez , placez , tirez un levier , des petits chevaux courent sur une piste , une grenouille avale des billes ou c' est le chapeau du clown qui reçoit des grains . Tous les enjeux sont à deux sous , la mécanique remet des jetons au gagnant .
Source : Gallica

Maurice Bonneff Marchands de folie : cabaret des halles et des faubourgs… (1913)

Paris est la terre d' élection du cabaret de luxe . La plupart des capitales cadenassent vers minuit les portes des cafés , élégants ou galeux . A Paris , le « bistrot » tient libre comptoir jusqu' à deux heures du matin et le cabaretier de luxe ne ferme qu' au grand jour la boutique qu' il ouvre à minuit . C' est chez lui qu' on fait cette fête de Paris , espoir des jeunes , regret des vieux dans la paix monotone des petites villes .
Source : Gallica

Maurice Bonneff Marchands de folie : cabaret des halles et des faubourgs… (1913)

Le cabaret-tâcheron , le cabaret-placeur , le cabaret des Halles et des Faubourgs ont des tables de bois garnies de toile cirée ou des guéridons plaqués d' un marbre grossier que le garçon de salle , après le départ des clients , essuie d' un chiffon douteux . On y boit du gros vin d' Aramon , de l' absinthe et les diverses eaux-de-vie de bas prix qui constituent , pour le consommateur , l' indispensable condiment du café . Ce n' est pas dans ces cabarets d' ouvriers que l' on boit le plus d' alcool , ce n' est pas là que l' on s' enivre le plus complètement .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature