Francisque Donat

Résumé

Francisque Donat Des Institutions de placement (1899)

Les droits perçus par les placeurs sont une dîme prélevée sur le salaire. N'est-il pas contraire aux lois de la morale, de voir le travailleur laisser dans les mains rapaces de ces intermédiaires, une partie du salaire qu'il a gagné, alors que ce salaire suffit à peine à le faire vivre?
Cet argument a sa portée, au point de vue philanthropique surtout : c'est une des armes les plus puissantes que possèdent les adversaires du placement payant.
La lutte, entreprise contre les bureaux de placement, se justifie d'une troisième façon.
Source : Gallica

Francisque Donat Des Institutions de placement (1899)

Tout au contraire, l'industrie du placement qui peut être si nuisible et si dangereuse, lorsqu'elle est affranchie de toute surveillance et de tout contrôle, ferait encore plus de victimes, et ceux qui l'exercent, se tenant juste en deçà des écueils du Code pénal, pourraient multiplier les exactions et les fraudes, augmenter leurs dupes, sans rien craindre des rigueurs du droit répressif.
Tout marchand de vin, hôtelier ou logeur, toute marchande à la toilette suspendrait à sa porte une plaque de placeur et grugerait à l'envi les ouvriers sans travail.
Source : Gallica

Francisque Donat Des Institutions de placement (1899)

Le citoyen, qui ouvre un bureau de placement, en se conformant à un règlement de police, use de la faculté, qui appartient à chacun, d'exercer librement toute industrie non contraire aux lois ou à la morale ; on ne peut le dépouiller de ce droit, même dans un intérêt collectif, cet intérêt fùt-il pleinement justifié, et ce n'est pas ici le cas « L'usage, en effet, d'un bureau de placement n'est pas obligatoire. Nul n'est contraint, ni en droit ni en fait, de se servir de son intermédiaire ; quiconque pense avoir quelque sujet de plainte peut s'abstenir de recourir à lui; il est libre. »
Source : Gallica

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