Résumé

Joseph Vallier Le travail des femmes dans l'industrie française… (1899)

Ainsi donc, le machinisme a rendu la production plus abondante, en a diminué le prix de revient par l'augmentation de l'intensité du travail.
D'autre part, il a procuré de l'ouvrage à un plus grand nombre d'individus, que le défaut de capacité technique avait jusque-là écartés de l'usine.
De nos jours, une nouvelle transformation s'opère dans l'industrie; au lieu d'un travail parcellaire, poussé à l'extrême, obligeant l'ouvrier à une besogne monotone et sédentaire, la fabrication automatique recompose peu à peu elle-même le travail.
Source : Gallica

Joseph Vallier Le travail des femmes dans l'industrie française… (1899)

La machine chasse l'ouvrier. » Et, ceux qui ont émis cette proposition, qui embrasse indistinctement les travailleurs des deux sexes, d'ajouter comme démonstration : « La machine n'est qu'un outil perfectionné; sa seule raison d'être réside dans une notable économie de temps et de main-d'œuvre, pour l'élaboration d'un produit.
Si donc, un patron peut faire mécaniquement, avec 90 ouvriers, un travail qui, à la main, exige la coopération de 100 individus, il n'hésitera pas à en congédier 10, pour réaliser un bénéfice sur leurs salaires. Le machinisme aura ainsi fait dix nouvelles victimes1. »
Source : Gallica

Joseph Vallier Le travail des femmes dans l'industrie française… (1899)

Nous croyons que la liberté, quant à la fixation du taux de la rémunération de l'ouvrier, est la conséquence de la liberté du travail, qui implique la responsabilité. La question de la réglementation des salaires ne pourrait se poser que si la liberté n'était pas effective; en tous cas, elle n'a rien de commun avec celle de la limitation du travail. Quand le patron a payé la somme promise dans le contrat, il est libéré en droit, pourvu que le salaire soit juste. Or, savoir si le salaire est juste, c'est affaire à sa conscience
Source : Gallica

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